Au Festival d'Angoulême, la surprenante bande dessinée arabe

Féminine, bouillonnante, souvent engagée, la bande dessinée du Maghreb et du Moyen-Orient s’expose à la Cité de la Bande dessinée d’Angoulême jusqu’en novembre. Détail de l'affiche de l'exposition Nouvelle génération, La bande dessinée arabe aujourd'hui à la Cité de la BD d'Angoulême Jean-Pierre Mercier n’en est pas revenu. En enquêtant sur la BD arabe pour préparer le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême le commissaire ne s’attendait à une telle découverte. La BD arabe d’aujourd’hui est souvent l'œuvre des femmes. Derrière la Libanaise Zeina Abirached, connue en France grâce à la parution de son Piano oriental chez Casterman, on trouve une multitude de femmes qui empoignent le terrain de l’intime et dénoncent les violences domestiques et les discriminations. Autre particularité : les auteurs de BD sont regroupés en collectif : qui s'appellent Samandal (salamandre en arabe) au Liban, TokTok en Égypte, Skefkef au Maroc, Lab619 en Tunisie… Dans sa forme innovante, bouillonnante et engagée, cette BD venue du monde arabe rappelle au commissaire de l’exposition la bande dessinée américaine des années 1960/1970. La Cité internationale de la BD et de l’image présente un panorama de planches d’une cinquantaine d’auteurs au dessin et au ton très variés venus d’Algérie, d’Égypte, d’Irak, de Jordanie, du Liban, de Libye, du Maroc, de Palestine, de Syrie et de Tunisie.
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